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«le fondateur de Maxima s’est mis à la cryptographie»

Inna Erokhina
Sergey Sobolev
«Kommersant»
№ 48 du 26 mars 2007
Le lien permanent: http://www.kommersant.ru/doc.html?path=/daily/2007/048m/14177377.htm

Oleg Panov, le fondateur de «Maxima», une des plus anciennes agences de publicité a raconté à Kommersant comment lui et Aleksandr Korotkov, son ancien collègue de pub ont créé puis amené sur le marché leur société «Tendance».

«Notre idée se base sur le fait que le client puisse conserver des données confidentielles non pas chez lui sur son ordinateur mais sur plusieurs systèmes de serveurs, situés à divers endroits sur le territoire russe», raconte Oleg Panov, le président du Conseil directorial de Tendance. «Si des concurrents ou des organes de contrôle s’intéressent à l’entreprise et que le serveur conservant les données de l’entreprise est découvert, y avoir accès sera quand même impossible car la conservation et l’envoi des informations sont chiffrés. Le client peut même accéder presque instantanément à ses données n’importe où dans le monde.» Pour ce projet, l’investissement s’est élevé à 500 000 dollars. Avoir une position de leader sur le marché de la sécurité d’information parmi la petite et moyenne entreprise et compenser le capital investi dans ce projet, tels sont les plans de Tendance dans un an, selon les dires de son fondateur.

Oleg Panov est né en 1958. En 1983, il part pour la France puis en 1988, il travaille dans la filiale française de l’entreprise Pubitalia, qui vend de la publicité sur les chaînes du magnat des médias Silvio Berlusconi. En 1990, il devient un des fondateurs du bureau de Moscou du réseau d’agences publicitaires Carat. Il travaille ensuite à Euro RSCG, un réseau d’agences publicitaires françaises puis devient un des directeurs de l’agence Maxima, fondée en 1996 et représentante d’Euro RSCG en Russie.

Chez Tendance, on assure que le système permet non seulement à la clientèle de défendre ses données aussi de baisser les dépenses liées aux systèmes, assurant la sécurité de l’information. «La clientèle n’a plus besoin de dépenser de l’argent dans l’acquisition d’un système de serveur (au minimum 4 000-5 000 dollars) et de payer (1 000-3 000 dollars) un spécialiste dans la sécurité de l’information pour installer et entretenir le système, explique le directeur général de la société Tendance, Aleksandr Korotkov. Aucune connaissance spéciale n’est requise pour l’installation de notre système puisque lui-même n’en requiert aucune et son prix pour le service d’installation des données utilisateurs de 1 Gb est de 3 950 roubles TTC.

Les experts reconnaissent que l’information chiffrée par cryptosystème ne peut être accessible qu’au possesseur de la clé secrète et donc cela en exclut totalement l’accessibilité à un organe étranger et en ce sens, aux organes judiciaires. Toutefois, ils leur semblent difficile psychologiquement pour une entreprise d’externaliser la garde de leur base de données.

«Une telle technologie n’a pas de perspective dans un futur immédiat, estime Denis Zenkin, le directeur marketing d’InfoWatch. Il est peu probable qu’un auditoire entier décide de confier ses données privées à une société inconnue dont la garantie de qualité est douteuse et si on découvre le secret de cette technologie, alors on dès lors peut mettre la clé sous la porte sans attendre la visite des organes compétents.»

La directrice du département Relation Publiques de la société Aladdin, Nika Komarova adopte un point de vue similaire. Selon elle, le potentiel de clients susceptibles de se risquer à une telle expérience est très faible. «Même une société de renommée internationale comme IBM a mis sur le marché une proposition beaucoup plus «discrète» qui consistait à lui confier le système de gestion des ressources internes de l’entreprise-cliente. Cependant, ce service n’a pas été utilisé et le projet a été abandonné.»